La flottille, les crapauds et la colombe
Retour avec Noé Tissot sur la dernière flottille pour Gaza, à laquelle il participa au printemps.
Il est parfois bon de laisser passer le temps… Il y a quatre mois de cela, le 18 mai 2026, Noé Tissot était arrêté au large des côtes chypriotes par les soldats de la marine de Tsahal, avec plus de 300 autres personnes. C’était là le terme d’une énième tentative militante de briser le blocus imposé par Israël à Gaza depuis 2007, par une « flottille » de fortune, composée d’une cinquantaine de navires, battant le pavillon de dizaines de nations.
Noé, lui, s’était engagé dans cette initiative presque sur un coup de tête. Alors qu’il rendait visite à des amis prêts à s’embarquer à bord d’un voilier de la Global Sumud Flotilla, sur le port de l’Estaque, à Marseille, Noé fut happé par la lutte. « Dans mon estomac, nous racontait-il à l’époque, ça s’est retourné, et je me suis demandé dans quel autre endroit j’aurais une meilleure raison d’être. »
C’est le départ d’une longue traversée de la Méditerranée, dont l’objectif revendiqué était de briser le blocus de Gaza en acheminant de l’aide humanitaire dans l’enclave...
Article publié dans Le Crestois du 25 septembre 2026
