Dans la tempête, tenir bon sur l'état de droit
Tribune du 6 novembre 2026 de Marie Pochon, députée (Les Écologistes)
Le moment que nous traversons est grave. Des mobilisations lycéennes massives, du million de personnes dans la rue le 17 octobre pour le pouvoir de vivre face aux carburants qui explosent et aux salaires qui stagnent, on ne parle plus que de casse, de pillages, de « jeunes issus de l’immigration », ou d’ultragauche ; tandis que l’attentat raciste de Trappes ne mérite même plus un hommage national présidé par le chef de l’État. Pour le Premier ministre, « c’est désormais le moment de choisir son camp ».
Dans cette grande confusion, s’accélèrent dans le débat médiatique et de la part des membres même du gouvernement les restrictions au droit de manifester, les couvre-feux, les discours de stigmatisation et de division, les menaces de dissolution de partis politiques ou de syndicats, les appels à l’autorité, à l’autoritaire...
Tribune publiée dans Le Crestois du 6 novembre 2026
