Réseaux sociaux : détendons-nous, respectons-nous !
Des menaces de mort ont été proférées sur la page Facebook du Crestois.
Un seuil a été franchi. Le dernier week-end d’octobre, la page Facebook du Crestois a été le théâtre d’affrontements verbaux qui ont dépassé les limites de l’acceptable. Une irruption de la violence dans le débat public local qui a atteint un paroxysme lorsque des menaces de mort ont été proférées par un internaute, lâchement caché derrière un pseudonyme faussement patriote : « Laurent Defrance ». Ses mots honteux et sa posture rabougrie font honte à notre culture nationale, qui consacre la liberté d’expression. Une culture dont ce triste sire, qui n’est pas à un paradoxe près, se revendique pourtant.
Que ce courageux monsieur se rassure : nous connaissons sa véritable identité et, comme la loi nous y oblige, nous avons signalé ses propos orduriers aux autorités compétentes. Nous espérons que ces dernières viendront rapidement sanctionner une attitude délétère qui, hélas, gangrène le débat public bien au-delà de notre pays crestois, et s’est considérablement étendue ces dernières semaines.
Par-delà ce cas extrême, Le Crestois regrette de voir revenir sur sa page Facebook toujours les mêmes personnes, pour la plupart bien cachées derrière des pseudonymes équivoques, publier des messages plus excessifs les uns que les autres. Des postures qui alimentent un cercle vicieux où l’invective et l’injure tiennent lieu d’arguments, tendant un piège dans lequel les opinions légitimes des un·es et des autres se retrouvent réduites à leurs caricatures les plus grossières.
LIBRE DE CHOISIR
Fort heureusement, nombre d’internautes font, sur nos réseaux sociaux, preuve de mesure et de tempérance, vertus que l’on souhaiterait voir davantage partagées ! Alors mesdames et messieurs les commentateurs de pacotille, pianoteurs compulsifs retranchés derrière vos écrans et vos claviers, gardez à l’esprit que Le Crestois est un espace de débat et de discussion libres, mais qu’il est soumis, comme toute publication, à des règles à la fois simples et strictes.
Dans son édition papier comme sur ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Mastodon), Le Crestois se base, pour la modération de ses contenus, sur la loi de juillet 1881 portant sur la liberté de la presse. Ce texte fondateur a été écrit avant tout pour protéger une liberté fondamentale : la liberté d’expression. Cette loi réprimande, entre autres, l’injure publique et la diffamation. Toute publication peut, en outre, s’exposer à des poursuites pénales : ainsi en va-t-il des menaces de mort. Ce monsieur « Defrance » (dont nous avons la bonté de préserver l’anonymat) s’expose ainsi, pour ses propos, à une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Aux autres commentateurs et commentatrices patenté·es, nous rappelons également que le racisme n’est pas une opinion, mais un délit puni par la loi. Face à la recrudescence de commentaires racistes sur les réseaux sociaux du Crestois, nous vous informons que nous signalerons systématiquement tout propos illicite aux autorités. Par ailleurs, nous sommes libres de bannir de nos réseaux toute personne qui serait prise à récidiver, chez nous, dans ce que le débat public a de pire : la haine, le racisme, le mensonge…
Nous invitons dorénavant chacune et chacun à la modération dans ses propos. Si la polémique est saine et le débat d’idée fertile, la haine et l’outrance ne peuvent être que les fossoyeuses d’une liberté commune que nous chérissons toutes et tous, quelles que soient nos opinions : la liberté d’expression.
Pour paraphraser Pierre (2:16), ayons chacun·e la force d’être libre de tout dire sans pour autant « faire de la liberté un voile qui couvre notre méchanceté ».
Le Crestois
Article publié dans Le Crestois du 6 novembre 2026
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