La fabrik à déclik, aider les jeunes à se lancer
Du 7 au 9 avril dernier, l'évènement a voulu « donner le déclic » aux jeunes.
Autour d’une table, quatre jeunes écoutent avec avidité le parcours de vie de l’artiste Bruno Catalano. « N’ayez pas peur de travailler », les encourage-t-il. Un peu plus loin, la photographe Adèle Godefroid en incite d’autres à « poursuivre leurs rêves ». La veille, un atelier slam a permis à une dizaine de jeunes gens de s’exprimer. « J’ai adoré » confie Kylian, 16 ans.
Mission accomplie donc pour la première édition du festival FabriK à DécliK, organisé du 7 au 9 avril dernier à Crest’actif. Une cinquantaine de jeunes étaient invités à participer à différents ateliers et jeux, afin de développer leur confiance en eux. Les inscrits ont, entre autres, découvert des histoires d’intervenants inspirants et participé à des sessions de coaching.
MOTIVÉS !
Initiative nationale, la FabriK à décliK se décline à travers quatre régions françaises. Trente-trois festivals de ce genre ont déjà été organisés en France, touchant 2 800 jeunes. Paul Ménager, coordinateur de l’association Osons Ici et Maintenant dans la Drôme, observe qu’« il y a très peu d’espaces pour que les jeunes se voient ». Pour lui, la création d’un évènement physique dédié aux jeunes était ainsi évident pour déclencher une « prise de conscience qui pourra peut-être influencer leur avenir ».
Ce déclic, certains ne s’attendaient pas à l’avoir dès le second jour. Keila, 17 ans, lycéenne de l’ensemble scolaire autogéré L’Archipel, ne « pensait pas avoir autant d’opportunités » en assistant aux ateliers proposés. Grâce aux rencontres de figures inspirantes locales, elle s’est projetée à son tour sur ses objectifs professionnels. Théodore Dhénain, animateur jeunesse, espère que « les jeunes ressortiront de ces trois jours avec de la motivation, de l’énergie et une meilleure confiance en eux ».
Rémi Gondy-Sirieix
Article publié dans Le Crestois du 10 avril 2026
