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Le Crestois en Roumanie

À Timisoara, on garde un œil sur la France !

Cette semaine, Le Crestois se pose en Roumanie, à Timisoara plus exactement. Située à l’ouest, c’est la troisième plus grande ville de ce pays. Elle fut la première ville d’Europe dont les rues furent éclairées à l’électricité en 1884. Elle fut aussi Capitale européenne de la culture en 2023.

Timisoara regorge d’art, de patrimoine et d’histoire, elle vibre d’une créativité bouillonnante et alternative (est-ce dû, peut-être, à ses nombreuses universités dans son centre-ville ?). C’est d’ailleurs pour découvrir une exposition photographique de l’artiste français Bernard Quénu, présentée à l’UVT ArtCenter, que Le Crestois a fait le voyage.

« DE LA FRANCE À MA FRANCE »

Ma France est le titre de cette exposition de Bernard Quénu (artiste et photographe diplômé de l’Institut français de photographie et de cinématographie de Paris en 1972 et artiste depuis), créée en Ukraine en 2017. Une commande du Palais des arts de Lviv sur la France qui est devenue un certain regard, attendrissant, sur sa France.

Bernard Quenu 2
Photo © Bernard Quénu

Les œuvres de Bernard Quénu présentent un pays heureux, plein d’histoires, des gens qui vivent, qui sont dans le moment présent, dans leurs actions, leur lutte, leur vie, leur savoir-faire. Ces images, dites « poèmes visuels » sont surtout des rencontres, des moments de partage et des expériences. Des gens, portraits lumineux, en studio ou en situation. Sa France est celle des cabarets, des festivités, des rassemblements. Un parti-pris profondément humaniste, en noir et blanc.

À la fin de l’exposition, on a voyagé sans bouger, les photos montrent des endroits ordinaires, mais qui deviennent spéciaux en les regardant vraiment… En sortant, on se dit que la France de Bernard Quénu n’est pas seulement un pays sur une carte, mais aussi des histoires qu’on peut ressentir peu importe d’où l’on vient, car l’art montre le chemin et ne connaît aucune frontière. Comme le dit l’artiste, « la photographie est un art qui paraît simple, mais qui reste extrêmement complexe ».

Alma Pannetier,
stagiaire au Crestois

Article publié dans Le Crestois du 6 février 2026