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LA GRANDE ZIGOUILLE

Jean Vautrin
(Éditions Robert Laffont)
2009 -  420 pages -  21 €

Une fresque sur la Grande Guerre.

Ils sont quatre soldats, quatre amis jetés dans la tourmente de la guerre de 14-18. Arnaud de Tincry, séduisant aristocrate cambrioleur, a quitté le front. Associé à un as de l’aviation, il est aux trousses de Rosa Lumière, agent double à la solde du Kaiser et de l’Empire ottoman…. Les deux hommes, l’un au volant d’une Bugatti, l’autre aux commandes de son biplan, vont tâcher d’arrêter la redoutable, l’irrésistible espionne, au terme d’une course-poursuite qui les mènera jusqu’aux chambres lambrissées d’un château moyenâgeux situé au cœur des Alpes suisses… À l’arrière du front lui aussi, Guy Maupetit, dit Ramier, ajusteur de son état, se remet de ses blessures dans les bras d’une veuve revenue éplorée des colonies, mais dont l’appétit sexuel est resté intact. Ce grand amoureux de la pêche au brochet a juste le temps de se livrer à son passe-temps favori avant de retourner à la sanglante boucherie. Il y retrouvera ses amis, le distingué Raoul Montech, éleveur de vins en pays sauternais, et le sensible Boris Malinowitch-Korodine, peintre russe domicilié sur la butte Montmartre. Tous deux viennent de sortir de la geôle où ils croupissaient pour s’être révoltés contre la tuerie causée par l’infâme Rémuzat de Vaubrémont, commandant incompétent qui incarne à lui seul toute l’horreur de la guerre. Bientôt Tincry rejoint ses camarades et les quatre se retrouvent en première ligne, face à Vaubrémont… Combien de temps tiendront-ils avant de lui faire payer son ignominie ?
Les revers de fortune, les soubresauts de l'Histoire, les amours passionnées, les aventures diverses de femmes et d'hommes rivalisant de courage ou de bassesse se bousculent dans les pages de ce grand roman-feuilleton de Jean Vautrin, de cette fresque drôle et poignante qui dit l'indestructible volonté de vivre et d'aimer des êtres quand partout règne la mort.

La grande Zigouille est le troisième tome d’une fresque consacrée à la Grande Guerre
 
 
ADIEU LA VIE, ADIEU L'AMOUR [tome 1] paru en 2004 chez Robert Laffont

Des tranchées de la guerre de 1914 au Paris des années folles... 16 avril 1917 : l'offensive Nivelle est lancée contre la ligne Hindenburg. Une compagnie de chasseurs tente de gagner la crête du Chemin des Dames. L'expédition vire au désastre. Au petit matin, oublié sur le champ de bataille, un soldat enseveli sous la boue et le sang appelle ses trois copains à l'aide. Le soir même, les quatre seront réunis pour un assaut absurde et suicidaire. Il y a Guy Maupetit, l'ouvrier, Raoul Montech, le viticulteur, Arnaud de Tincry, l'aristocrate cambrioleur et Doris Malinowitch-Korodine, le peintre de Montmartre... Rien, ni la géographie, ni l'origine sociale, ni l'ambition, ni les projets n'auraient dû les réunir. Ensemble, ils vont conjuguer bravoure et amitié pour se sortir du bourbier dans lequel les a jetés l'abominable massacre et aborder, le coeur empli de rage, une société en pleine mutation qui déjà ne les attend plus. Ce n'est pas seulement sur le front, où, dans l'horreur et la folie, les mutineries se préparent, que Vautrin nous emmène. Avec la verve, le souffle et l'humanité qui sont sa marque, il dresse le portrait romanesque, cruel et flamboyant de toute une époque.

LA FEMME AU GANT ROUGE [tome 2] paru en 2004 chez Robert Laffont
 
Dans «Adieu la vie, adieu l’amour», le nez dans la boue des tranchées, on ne faisait qu’apercevoir l’arrière du front. Dans ce second volet de la trilogie, la perspective s’inverse… Nous échappons à l’abominable tuerie et retrouvons nos quatre héros (le viticulteur, le peintre, l'ouvrier et l'aristocrate) lors d'une permission.
C’est le volume des femmes. On rencontrera Rosa Lumière, danseuse et espionne, la «femme au gant rouge» du titre; la maternelle et possessive princesse Maria Ivanovna; la blonde Alsacienne Cora Sexschneider qui sait si bien adoucir la peine des blessés de guerre; la jolie et malheureuse Pauline Montech qui n’a pas pu résister, en l’absence de son mari, aux appas d’un beau contremaître (et ses deux affreuses cousines Vertamont qui la font chanter); Génia Bistoufle et Fariba Faribole, femmes dites de mauvaise vie, et beaucoup d’autres personnages, parfois célèbres – entre autres: Pétain, Clemenceau, Mandel, Picasso, Braque, Suzanne Lenglen…
À chaque page, la mort et l’amour se regardent dans un terrible face-à-face. Un récit poignant, tendu, drôle aussi, empreint de force et de vie: de la grande littérature!

L’auteur

À l’origine photographe, cinéaste et scénariste, Jean Vautrin, publié à ses débuts dans la Série noire, est l’auteur d’une trentaine de romans. Il a obtenu le prix Goncourt en 1989 pour Un grand pas vers le bon Dieu. Ses Aventures de Boro, reporter photographe écrites en collaboration avec Dan Franck, ont remporté un très grand succès. Livre après livre, il explore la double veine du roman feuilletonesque et du roman noir. Chez Robert Laffont, il a publié Le Journal de Louise B. (2002), Adieu la vie, adieu l’amour (2004), et La Femme au gant rouge (2004).