IPHIGÉNIE VANDERBILT
Eric Deschodt (Robert Laffont) Août 2011, 355 pages, 19 €
La
chronique de deux familles sur quatre décennies : côté français et côté
américain avec en filigrane quarante
ans d'histoire franco-américaine.
Au début, il y a le coup de foudre entre Henri Lebleu et
Iphigénie Vanderbilt. Henri, alors élève à polytechnique, rencontre Iphigénie,
une jeune beauté américaine. Henri, prévenu de l’excentricité des Américaines
passe outre. Il épouse Iphigénie peu avant les événements de mai 68. Très
rapidement trois enfants naissent : Victor, Ariane et Louis. En dépit de leurs fortes différences
culturelles, le couple avance en confiance sur le chemin de l’existence. Il en
sera de même pour les beaux-parents. Les deux familles tisseront des liens au
point d’avoir le sentiment de ne former qu’une seule et même grande famille. Ensemble
toutes les péripéties de l'histoire : mai 68, le Viêt Nam, la gauche en France,
le 11 septembre, l’élection d’Obama...
Au bout du compte, même si les décennies s’égrènent et que
la folie du monde empire, demeure la belle part d’humanité qu’ont su préserver
ces deux familles. Et n’est-ce pas là l’essentiel ?
Chronique
drôle et enthousiaste, Iphigénie Vanderbilt retrace comme on tourne les pages
d'un album de famille. En fin observateur des mœurs contemporaines, Eric
Deschodt livre, dans cette chronique du temps qui passe, une remarquable
fresque sur la tolérance.
L’auteur
Plus d'une vingtaine d'ouvrages parus, une œuvre éclectique
marquée par le goût de l'histoire (Louis XIV et Attila chez
Gallimard ; Gustave Eiffel chez Pygmalion) et du savoir-vivre (Abécédaire
du cigare aux Éditions Flammarion).
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