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Dimanche 21 février 1971, la dernière séance du Rex

Retour sur l’apogée et la chute de l’ancien cinéma crestois avec Denis Boissy. Un coup d’oeil dans le rétroviseur qui nous éclaire en ces temps de fermeture des salles...

Rien n’est fait pour durer, tout passe, tout s’en va... Mais il est parfois bon de fermer les yeux et de se souvenir. Nous sommes en 1944, période douloureuse et sombre de notre histoire. Crest va se doter d’un nouveau cinéma, lieu d’évasion dont les Crestois ont bien besoin.

L’aventure du Rex, 10 rue Sadi Carnot, débute en février avec la projection du film Mademoiselle Swing. Si la salle est beaucoup plus petite que l’Éden, il n’ y a pas de poteaux qui gênent la vision. Elle est aussi plus confortable et accueillante. Sans oublier le chauffage plus performant à une époque où les hivers portent bien leur nom. Le hall est plus vaste et son bar en angle est imposant. Seule sa scène minuscule est pénalisante pour recevoir des spectacles.

Très vite, le Rex devient un concurrent redoutable et sa fréquentation dépasse celle de l’Éden au début des années 1950. Le cinéma enchaîne les succès : Le Pont de la rivière Kwaï, Les dix Commandements, les films avec Jerry Lewis, Fernandel, Luis Mariano, la trilogie de Pagnol et beaucoup d’autres...

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Article publié dans Le Crestois du 19 février 2021

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