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Marcher sur l’horizon…

"Transitions", la chronique de Vincent Meyer du vendredi 7 août 2020.

Je pars d’un bon pas, sac au dos. En passant près d’une ferme, j’aperçois le chien qui n’est pas attaché. Je pense que l’endroit est hostile et les gens peu aimables. Je me rends compte que je juge sans savoir. En fait, je juge mon jugement. Je réalise que je me juge. Alors, simplement, je lâche. Et je sens que c’est juste…

Le sentier monte rapidement entre des hêtres dont les feuilles mortes font un tapis brun sur le sol. C’est beau. Ma randonnée solitaire s’annonce bien. Le temps est au beau, l’air vif. C’est le début de l’après midi et je suis heureux de marcher. Le sentier s’élève maintenant entre les mélèzes. La lumière se fait plus rare. L’atmosphère devient austère. Les arbres sont envahis d’un lichen verdâtre qui pend des branches et des troncs en filaments sinistres. De nombreux mélèzes, épuisés par ce parasite, ont renoncé à vivre et sont restés plantés là, tristes squelettes sans feuilles, tandis que d’autres, se sont affaissés et gisent inertes dans le sousbois. Pas un bruit de vie, juste quelques craquements plaintifs et sinistres...

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Article publié dans Le Crestois du 7 août 2020

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